Dans une nouvelle tentative de perturber les partenariats économiques entre le Maroc et l’Union européenne, le Polisario a déposé un nouveau recours devant le Tribunal de l’Union européenne contre l’accord commercial modifié, entré en vigueur le 3 octobre 2025, concernant les produits agricoles originaires des provinces méridionales du Royaume. Alors que le Polisario défend l’idée que l’accord implique une « reconnaissance implicite » de la souveraineté marocaine sur le Sahara, l’Union européenne, dans ses positions officielles, affirme que sa relation avec Rabat repose sur des fondements juridiques clairs et un partenariat stratégique avancé englobant le commerce, l’énergie, la sécurité et les chaînes d’approvisionnement. Cette évolution intervient dans un contexte politique et diplomatique délicat, suite à un vote décisif au Parlement européen le 26 novembre, lors duquel les amendements visant à modifier l’appellation d’origine des produits marocains des régions de Laâyoune-Sakia El Hamra et de Dakhla-Oued Ed-Dahab ont été rejetés. La proposition a été rejetée à une voix près, n’ayant pas atteint le quorum requis, avec 359 voix pour, 188 contre et 76 abstentions. Selon les observateurs, ce vote constitue un message politique clair émanant du Parlement européen, réaffirmant l’engagement de Bruxelles envers la formule adoptée par la Commission européenne. Cette formule inclut les provinces du Sud dans le périmètre géographique officiel des accords commerciaux conclus avec le Maroc et contrecarre les pressions exercées par l’Algérie et ses alliés pour imposer des étiquettes alternatives aux produits marocains destinés au marché européen. Les observateurs prévoient que ce nouveau recours connaîtra le même sort que les précédentes actions du Front Polisario devant les juridictions européennes, compte tenu de l’engagement de l’Union européenne envers son partenariat stratégique avec le Maroc et de sa détermination à éviter toute politisation des questions commerciales susceptible de menacer la stabilité des accords bilatéraux et de compromettre la dynamique positive observée récemment dans les relations maroco-européennes. Dans une perspective plus large, le renouvellement par l’Union européenne de son engagement envers l’accord commercial avec le Maroc reflète une orientation stratégique visant à renforcer la coopération avec un partenaire qualifié à Bruxelles de « fiable et exceptionnel », notamment au regard des bouleversements géopolitiques régionaux et internationaux et du soutien international croissant à l’initiative d’autonomie marocaine, contrastant avec le déclin notable de la présence du front séparatiste et de ses alliés dans les sphères européenne et internationale.


