Le 1er Janvier 2026, le Royaume de Bahreïn a succédé à l’Algérie dans les fonctions de membre non permanent du Conseil de sécurité des Nations Unies,
Cette nomination fait suite à son élection par l’Assemblée générale des Nations Unies pour un mandat de deux ans.
Une transition est particulièrement significative compte tenu de la sensibilité des questions inscrites à l’ordre du jour du Conseil et des enjeux régionaux et internationaux qui en découlent. L’élection de Bahreïn est l’aboutissement d’un effort diplomatique actif au sein de l’ONU, qui lui a permis de gagner la confiance des États membres et d’occuper l’un des sièges non permanents attribués au Groupe arabe.
Manama devrait jouer un rôle de conciliateur, en équilibrant les exigences de la paix et de la sécurité internationales avec les impératifs de coordination arabe, dans un contexte de crises complexes et interdépendantes. L’Algérie a achevé son mandat de deux ans au Conseil de sécurité après avoir participé à ses délibérations et à ses résolutions. Durant cette période, le Conseil a examiné des questions régionales et internationales sensibles. Dans le cadre des discussions relatives à la question du Sahara occidental, des positions et des résolutions de l’ONU ont été adoptées qui, selon les interprétations officielles marocaines, s’alignaient sur la conception marocaine de la souveraineté. Ces positions ont été intégrées au compte rendu du mandat de l’Algérie au Conseil, sans pour autant modifier le cadre juridique onusien existant, fondé sur les résolutions et procédures établies. L’accession de Bahreïn au siège arabe offre une opportunité de renforcer la coordination au sein du Groupe arabe, notamment face à l’escalade des défis dans la région. Ce rôle confronte également Manama au défi de concilier les principes arabes et les exigences d’une institution internationale soumise aux calculs des grandes puissances. Au niveau régional, cette transition devrait influencer l’approche des questions arabes prioritaires, tant en termes de mécanismes de plaidoyer que de recherche de consensus au sein du Conseil. Au niveau international, Bahreïn devrait poursuivre son engagement en faveur de la stabilité, en s’appuyant sur son réseau de relations diplomatiques et son expérience de la coopération multilatérale. Entre la continuité du rôle arabe et le changement de son titulaire, le siège non permanent au Conseil de sécurité demeure une plateforme centrale d’influence diplomatique, dont l’efficacité se mesure à la capacité de son occupant à concilier principes et réalisme politique. Avec l’entrée en fonction du Bahreïn, l’attention se porte désormais sur la manière dont cette présence peut être mise au service des causes arabes dans un contexte international d’une grande complexité.


