Témoignant de la reconnaissance par l’Union européenne de l’importance stratégique de son partenariat avec le Royaume du Maroc, les ambassadeurs des 27 États membres ont donné leur feu vert à la Commission européenne pour entamer de nouvelles négociations avec Rabat. Ces négociations visent à conclure un nouvel accord de pêche entre les deux parties, plus d’un an après la suspension du précédent. Par cette décision, les États membres ont autorisé la Commission européenne à négocier un accord-cadre de partenariat pour une pêche durable, assorti d’un protocole d’application permettant aux navires européens d’accéder aux eaux marocaines, y compris celles des provinces du Sud du Royaume, dans le plein respect de la souveraineté et de l’intégrité territoriale du Maroc. Il s’agit d’un message politique et économique clair réaffirmant l’engagement de Bruxelles envers le partenariat avec Rabat. Cette évolution fait suite à l’annonce, en novembre dernier, par la Commission européenne de son accord pour l’ouverture de négociations avec le Maroc en vue d’un nouvel accord de pêche. Cette initiative a été perçue dans les milieux européens comme la preuve de la volonté de l’UE de surmonter les contraintes juridiques imposées par l’arrêt de la Cour de justice de l’Union européenne, sans pour autant compromettre le cœur de sa relation stratégique avec le Royaume. Ce processus s’inscrit également dans le contexte d’une dynamique positive qui caractérise les relations maroco-européennes ces derniers mois, notamment après la signature, en octobre 2025, d’un échange de lettres modifiant l’accord agricole. Cet accord a réaffirmé la solidité du partenariat bilatéral et le renforcement de la coopération. En vertu de cet accord, les produits agricoles des provinces du Sud bénéficient du même accès préférentiel au marché européen que ceux des autres régions du Royaume, dans le cadre de l’accord d’association Maroc-UE. Ces étapes successives témoignent de l’engagement de l’Union européenne envers ses accords commerciaux avec le Maroc et de sa reconnaissance du statut du Royaume en tant que partenaire fiable et essentiel de la politique de voisinage méridional, en particulier dans les domaines de la sécurité alimentaire, de la pêche durable et de la stabilité régionale. Parallèlement, cela confirme l’impact limité des tentatives de déstabilisation menées par des parties hostiles à l’intégrité territoriale du Royaume, qui n’ont pas réussi à modifier l’orientation générale des institutions de l’Union ni à saper les fondements stratégiques de ce partenariat multidimensionnel.


