La quinzième session du Conseil d’association entre l’Union européenne et le Royaume du Maroc, qui s’est tenue à Bruxelles, en Belgique, a permis de consolider une approche européenne progressiste visant à résoudre la question du Sahara marocain par le soutien à une solution politique réaliste et pragmatique dans le cadre des Nations Unies. Cette approche accorde également une importance centrale à l’initiative d’autonomie proposée par le Maroc, considérée comme le cadre le plus viable pour mettre fin à ce différend régional. Cette évolution est particulièrement significative car elle témoigne du changement de cap de l’Union européenne, passant d’approches réservées ou divergentes à une position plus claire et plus cohérente. Cette position s’aligne sur le cadre onusien et renforce le processus politique fondé sur le réalisme et le consensus, dans un contexte régional et international caractérisé par des équilibres géopolitiques complexes et un besoin croissant de solutions stables et durables. Cette approche a été exposée dans une déclaration conjointe publiée à l’issue de la réunion du Conseil d’association. Les deux parties ont souligné l’importance de l’engagement de toutes les parties prenantes dans le processus politique, sans conditions préalables, sur la base du plan d’autonomie marocain. Ils ont également salué la volonté du Royaume de clarifier les mécanismes de mise en œuvre de cette proposition dans le cadre de sa souveraineté nationale et de son intégrité territoriale. La déclaration conjointe a par ailleurs souligné le soutien de l’Union européenne à la résolution 2797 (2025) du Conseil de sécurité des Nations Unies, qui réaffirme son appui au processus politique mené par l’ONU et appelle à la reprise des négociations en vue de parvenir à une solution politique réaliste, pratique, durable et mutuellement acceptable. Cette position témoigne d’une convergence croissante entre la vision européenne et l’approche adoptée par les Nations Unies dans la gestion de cette question ces dernières années. Plus largement, cette évolution s’inscrit dans le cadre d’une modernisation globale des relations entre l’Union européenne et le Maroc, suite à la première réunion du Conseil d’association depuis 2019. Cette réunion revêt une importance politique qui dépasse les dimensions techniques et institutionnelles, car elle a insufflé un nouvel élan au partenariat bilatéral, couvrant des domaines stratégiques allant de la coopération économique et commerciale aux questions de sécurité, de migration et de stabilité régionale. Au sein de la sphère européenne, le Maroc est perçu comme un acteur incontournable de son voisinage méridional et un partenaire clé pour relever les défis communs, qu’il s’agisse de sécurité régionale, de transformations économiques et énergétiques ou de gestion des flux migratoires. Cette perception renforce la position du Royaume en tant que partenaire stratégique fiable et confère un nouvel élan à son approche de la question saharienne au sein des institutions européennes. La position adoptée par le Conseil de partenariat marque un tournant qualitatif dans l’approche européenne de la question saharienne, puisqu’elle reflète une position collective unifiée des 27 États membres, après des années de simples manifestations de soutien de la part de certaines capitales européennes. Ce passage d’un soutien partiel à une position collective confère un poids politique et diplomatique accru à l’initiative marocaine d’autonomie au sein de la communauté internationale. Cette évolution contribue également à redéfinir le discours international sur le conflit, avec un recul des propositions s’appuyant sur des options qui ne bénéficient plus d’un consensus ou d’un soutien véritable au sein des institutions onusiennes, et une adhésion croissante à des solutions fondées sur le réalisme et le pragmatisme. Les observateurs estiment que ce consensus européen, conjugué à d’autres positions internationales influentes, renforcera la position du Maroc au sein des Nations Unies et son pouvoir de négociation dans les prochaines étapes. Il devrait également contribuer à accélérer un règlement politique définitif du différend régional concernant le Sahara marocain, dans le respect de la souveraineté nationale et de l’intégrité territoriale du Royaume. En définitive, cette nouvelle position européenne témoigne d’une évolution du dossier saharien vers une phase plus claire des alliances internationales, où l’initiative d’autonomie marocaine devient un cadre central de solution, soutenue par un consensus croissant au sein des institutions internationales, notamment l’Union européenne et les Nations Unies.
Le Sahara marocain à l’aube d’un règlement international avec le soutien collectif de l’Europe
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