Le Département d’État américain a salué le rôle moteur du Maroc dans la lutte contre le terrorisme, le considérant comme un modèle régional efficace pour le renforcement des capacités de sécurité et la consolidation de la coopération Sud-Sud dans un contexte régional encore marqué par des vulnérabilités sécuritaires et des défis transnationaux. Dans ce contexte, Joel Burkert, coordinateur adjoint des programmes et de la coordination militaire au sein du Bureau de la lutte contre le terrorisme du Département d’État, a déclaré que les pays d’Afrique du Nord, avec le soutien des États-Unis, ont réalisé des progrès tangibles dans la lutte contre la menace terroriste au cours de la dernière décennie. Il a souligné que le Maroc est passé du statut de bénéficiaire de programmes de soutien et de formation à celui de joueur actif dans la formation des forces de sécurité en Afrique subsaharienne, en s’appuyant sur les programmes de formation fournis par Washington dans le cadre de sa coopération avec le Service de sécurité diplomatique. Ces propos ont été tenus lors d’une audition de la Commission des affaires étrangères du Sénat consacrée à l’évaluation des efforts de lutte contre le terrorisme en Afrique du Nord. Il a affirmé que l’administration Trump accorde la priorité à la lutte contre le terrorisme, fondée sur le principe de « la paix par la force », et a souligné que le soutien apporté aux pays partenaires en première ligne contribue directement à la protection de la sécurité nationale américaine. L’analyse de ces propos met en lumière le Maroc comme un acteur régional de sécurité de confiance pour Washington, non seulement pour l’efficacité de son approche sécuritaire, mais aussi pour sa capacité à partager son expertise et son expérience avec ses voisins africains. Ceci intervient à un moment où les programmes de lutte contre le terrorisme sont en déclin dans certains pays de la région, ce qui, selon Burkert, explique l’appel américain aux autres pays d’Afrique du Nord à s’inspirer du modèle marocain de coopération régionale et de gestion des menaces locales. Parallèlement, le responsable américain a mis en garde contre la menace persistante que représente l’instabilité au Moyen-Orient, au Sahel et en Afrique subsaharienne. Des groupes comme Daech exploitent la faiblesse des contrôles aux frontières et les vastes zones peu peuplées pour déplacer des combattants, des armes et des fonds, ce qui constitue un défi direct pour la sécurité des pays d’Afrique du Nord et de leurs partenaires. Burkert a également souligné que Washington continue de collaborer avec ses partenaires pour renforcer la sécurité des frontières, développer les systèmes de visas et étendre le partage d’informations sur les voyageurs suspects, dans le cadre d’une approche proactive visant à « empêcher les terroristes d’atteindre la frontière américaine ». Il a également noté que la désignation par les États-Unis de plusieurs branches des Frères musulmans comme organisations terroristes offre des outils supplémentaires pour lutter contre le financement du terrorisme et démanteler ses réseaux. Ces positions, prises ensemble, reflètent une approche américaine qui considère le Maroc comme un partenaire fiable au sein du système de sécurité régional et un pilier de la stratégie antiterroriste en Afrique du Nord, dans un contexte géopolitique et sécuritaire en constante évolution qui rend la coopération régionale essentielle pour faire face aux menaces transnationales.


