Dans un communiqué publié à l’issue de la réunion de ce que le Polisario appelle “le Secrétariat national”, le mouvement séparatiste a annoncé son refus de s’inscrire dans la voie politique tracée par la résolution 2797 du Conseil de sécurité.
Il conditionne toute participation à un processus onusien au retour à l’option du référendum, qu’il considère comme l’unique issue au conflit – une position figée qu’il défend depuis des décennies.
Malgré les tentatives du Polisario de présenter une lecture partielle et sélective de la résolution, le texte insiste clairement sur le réalisme et le compromis comme fondements de toute solution viable et durable, appelant toutes les parties à s’engager dans des négociations politiques en vue d’un règlement mutuellement acceptable. Cette orientation traduit la position internationale actuelle, qui considère l’Initiative marocaine d’autonomie, sous souveraineté du Royaume, comme le cadre réaliste et crédible pour clore définitivement ce différend régional.
La persistance de la direction du Polisario à s’accrocher à l’option du référendum illustre l’absence de volonté réelle d’avancer dans le processus onusien, au moment où la communauté internationale renforce sa conviction que l’autonomie constitue la solution la plus sérieuse et pragmatique. D’un point de vue juridique et stratégique, la résolution 2797 marque un tournant majeur, faisant passer le traitement du dossier d’une logique de gestion du statu quo à une dynamique de règlement fondée sur la souveraineté nationale et sur le soutien croissant à la proposition marocaine d’autonomie
L’analyse montre également que le discours du Polisario demeure prisonnier d’approches dépassées, alors que son refus d’intégrer la dynamique impulsée par l’ONU révèle un manque de volonté d’interagir avec le processus politique tel qu’avalisé par le Conseil de sécurité. Son attachement à une logique séparatiste, dans ce contexte précis, apparaît comme une fuite en arrière visant à éviter toute adhésion au processus de règlement, au moment où la résolution crée une nouvelle réalité confirmant que l’autonomie marocaine est l’unique voie réaliste et applicable pour mettre fin au conflit.
Sur le plan international, les données disponibles montrent que la diplomatie marocaine a engrangé des avancées stratégiques majeures : plusieurs puissances influentes, des États-Unis à des pays européens de premier plan, ont adopté et soutenu l’Initiative d’autonomie. Cet élan renforce la position du Maroc au sein du système onusien et affaiblit davantage les thèses séparatistes, désormais dépourvues de crédibilité politique et diplomatique.
Selon de nombreux analystes, la prochaine phase sera décisive pour la consolidation du processus politique. La résolution 2797 constitue un tournant qui impose à toutes les parties de traiter sérieusement la solution fondée sur l’autonomie, considérée comme le seul cadre capable de régler définitivement ce conflit artificiel et de garantir la stabilité régionale. Certains estiment même que la persistance du Polisario dans ses postures rigides pourrait amener le Conseil de sécurité à envisager l’activation des dispositions du Chapitre VII de la Charte des Nations Unies pour assurer la mise en œuvre de la résolution, confirmant ainsi l’exigence d’une révision profonde de la position du mouvement pour s’aligner sur l’esprit de la nouvelle phase et sur la volonté de la communauté internationale.


