Ces deux derniers jours, à Dakhla, un groupe d’experts, de chercheurs et d’universitaires marocains et internationaux s’est réuni pour une conférence internationale sur le thème « Développement durable dans le Sahara marocain : mémoire et ressources territoriales au service du capital humain ». La septième édition de cette conférence s’est tenue à l’École nationale de commerce et de gestion de Dakhla, en partenariat avec des institutions nationales et internationales. Elle a réuni des chercheurs et des experts spécialisés en gestion des écosystèmes, développement urbain durable, patrimoine culturel matériel et immatériel, gouvernance territoriale, économie sociale et solidaire, écotourisme, énergies renouvelables et développement durable. Ce rassemblement scientifique visait à aborder un ensemble de questions fondamentales liées au développement durable dans le Sahara marocain, en soulignant l’importance de son patrimoine territorial, culturel et civilisationnel pour le développement et le renforcement de la gouvernance territoriale. Il visait également à mettre en lumière le potentiel de la région afin d’élaborer des visions et des propositions concrètes pour atteindre le développement durable souhaité aux niveaux socio-économique, culturel et environnemental. Dans un communiqué de presse, Aziz Ben Taleb, président du Centre international pour les oasis et les régions montagneuses, a affirmé que la rencontre avait permis de mettre en lumière plusieurs thèmes clés liés au développement durable dans le Sahara marocain, qui joue un rôle essentiel dans le renforcement de la dimension africaine du Royaume. Il a souligné que l’Initiative royale atlantique constitue une stratégie cruciale pour une vision d’avenir visant à trouver des solutions innovantes en matière de coopération et d’intégration économique, à promouvoir l’intégration régionale et à faire progresser le développement durable dans la région du Sahel. Pour sa part, Maria Lopes, de l’Université de Coimbra au Portugal, a insisté sur les liens historiques unissant son pays et le Maroc à travers leur patrimoine commun, qui doit servir le développement durable. Elle a souligné le rôle des chercheurs dans la transmission des connaissances historiques, scientifiques et de recherche grâce aux ponts de communication entre les mondes méditerranéen et atlantique, en commençant par le Sahara marocain. Pour sa part, Mohamed El-Mokhtar Gaye, président de l’Université du Minnesota (antenne sénégalaise), a souligné, dans son discours sur les relations maroco-africaines, le rôle central joué par le Maroc, sous la sage direction de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, dans le renforcement des liens historiques profonds que le Royaume a tissés au fil des siècles avec divers pays du continent. Les participants à ce forum, qui a clôturé ses activités hier, vendredi, ont abordé un large éventail de thèmes, notamment « Le Sahara marocain : histoire et mémoire collective marocaine », « Ressources environnementales et réhabilitation des écosystèmes du Sahara marocain », « Patrimoine matériel et immatériel du Sahara marocain : valorisation et protection » et « Le Sahara marocain : profondeur géostratégique africaine et perspectives de développement ».
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