La Suède a annoncé son soutien au plan d’autonomie proposé par le Maroc comme solution au conflit régional, qu’elle juge artificiel, concernant le Sahara marocain. Elle le considère comme une « base crédible » pour les négociations politiques en cours sous l’égide des Nations Unies. Cette position a été exprimée dans un communiqué officiel du ministère suédois des Affaires étrangères, à la suite d’entretiens téléphoniques tenus le lundi 19 janvier 2026 entre la ministre suédoise des Affaires étrangères, Maria Malmälä Stengrård, et son homologue marocain, Nasser Bourita. Cette annonce revêt une importance politique particulière compte tenu du rôle symbolique de la Suède au sein de l’espace européen et de son lien historique avec le discours sur les droits de l’homme et le soutien au « droit à l’autodétermination » dans sa forme classique. Le communiqué suédois témoigne d’une évolution notable vers une approche réaliste du conflit, conforme aux conclusions du Conseil de sécurité, notamment à la résolution 2797 adoptée le 31 octobre 2025, qui affirme que l’autonomie sous souveraineté marocaine constitue la « solution la plus viable » pour mettre fin à ce différend de longue date. Le soutien de Stockholm n’est pas un événement isolé, mais s’inscrit dans une dynamique internationale en pleine mutation qui renforce la position de l’initiative marocaine comme seul cadre politique crédible. Avec l’aval de la Suède, la grande majorité des États membres de l’UE se rallient désormais à l’initiative marocaine, de même que plus des deux tiers des États membres de l’ONU. Ceci isole davantage ceux qui s’accrochent à des options ignorant les réalités du terrain et les bouleversements géopolitiques. Cette évolution a de multiples implications, notamment le fait que le débat international ne porte plus sur la « légitimité de la proposition marocaine », mais plutôt sur la manière de mettre en œuvre une véritable autonomie assortie de garanties politiques et institutionnelles, dans le respect de la souveraineté et de l’intégrité territoriale du Maroc. Elle reflète également une conviction croissante : la poursuite du conflit ne sert pas la stabilité régionale et est incompatible avec les objectifs de sécurité et de développement de l’Afrique du Nord et de la région du Sahel. La position suédoise consolide le changement qualitatif de l’approche internationale concernant la question du Sahara occidental et confirme que la voie vers une solution est plus claire que jamais : une véritable autonomie sous souveraineté marocaine, perspective réaliste pour mettre fin à ce conflit régional de longue date.


