Le Centre d’accueil et de conférences de Smara a accueilli, le mardi 20 janvier 2026, les travaux du symposium scientifique national intitulé « L’Initiative d’autonomie : de la régionalisation avancée à un authentique modèle marocain ». Ce symposium était organisé par l’Observatoire du Sahara pour le développement et les partenariats, dirigé par Mme Aziza Ismaili, avec la participation d’un groupe restreint d’universitaires, de chercheurs et d’acteurs institutionnels. Le gouverneur de la province de Smara, M. Ibrahim Boutoumilat, était présent, accompagné de nombreux élus, personnalités civiles et militaires, ainsi que de chefs tribaux et de dignitaires de la région saharienne. Cette forte présence soulignait la centralité de la cause nationale et l’engagement local en faveur de l’initiative marocaine, perçue comme une solution réaliste et définitive au conflit régional concernant le Sahara marocain. Lors de la session scientifique, les participants ont débattu des différentes dimensions politiques, juridiques et historiques de l’initiative d’autonomie et de son lien avec le projet de régionalisation avancée, considéré comme un choix stratégique de l’État marocain. Dans ce contexte, le Dr Issa Babana Alaoui, professeur de recherche et président fondateur de l’Union marocaine pour la diplomatie parallèle, a présenté une communication intitulée « L’initiative d’autonomie au Sahara : entre la version initiale de 2007 et la nécessité de sa mise à jour par la régionalisation avancée », soulignant le dynamisme de l’initiative et sa capacité d’adaptation aux transformations constitutionnelles et développementales. Pour sa part, le Dr Majda Karimi, professeure à l’Université Sidi Mohamed Ben Abdellah de Fès et vice-présidente de l’Union marocaine pour la diplomatie parallèle, a abordé le thème du « Projet d’autonomie au Sahara marocain : sa légitimité historique et juridique », insistant sur le fait que l’initiative repose sur des précédents historiques établis et des fondements juridiques solides, conformes aux principes du droit international. Pour sa part, Majda Benhayoun, professeure à l’Université Chouaib Doukkali d’El Jadida et secrétaire générale de l’Union marocaine pour la diplomatie parallèle, a mis en lumière les fondements historiques de l’initiative d’autonomie au Sahara. Elle a notamment souligné les liens historiques unissant les tribus sahraouies au trône alaouite et les implications de ces liens pour la légitimité de la proposition marocaine. Abdel Fattah El Fatni, professeur à l’Université Hassan II de Casablanca et conseiller de l’Union marocaine pour la diplomatie parallèle, a présenté une communication intitulée « L’initiative d’autonomie marocaine : conformité au système juridique international et consolidation de l’indépendance constitutionnelle ». Il a affirmé que cette initiative était conforme aux règles du droit international et au concept moderne d’autodétermination. Dans le même esprit, le Dr Hakim Touzani, professeur de droit international public et de sciences politiques à l’Université Ibn Zohr d’Agadir, a présenté une communication intitulée « Déconstruire les récits contestant la résolution 2797 de l’ONU : des illusions de points de référence obsolètes à l’inévitabilité d’une solution politique souveraine ». Dans sa présentation, il a réfuté les arguments s’opposant à l’initiative marocaine, soulignant que le processus onusien renforce le réalisme de la proposition marocaine en tant que solution politique définitive. Les participants ont affirmé que l’initiative d’autonomie constitue un élément fondamental pour l’établissement d’un modèle marocain authentique de gestion de la diversité territoriale et une base solide pour un développement intégré des provinces du Sud. Ils ont également souligné l’importance du rôle de la société civile et des centres de recherche dans le soutien et la promotion de ce projet stratégique aux niveaux national et international. Le symposium s’est conclu par la signature d’un accord de partenariat et de coopération entre l’Observatoire du Sahara pour le développement et les partenariats et l’Union marocaine pour la diplomatie parallèle, servant de cadre de référence pour renforcer le travail commun et consolider l’intégration entre la recherche universitaire, le plaidoyer civique et la diplomatie parallèle, au service des enjeux nationaux, notamment celui de l’intégrité territoriale du Royaume.


