Depuis Rabat, Mohamed Ould Errachid, Président de la chambre des Conseillers, a souligné que la tenue à Rabat de la cinquième session du Forum parlementaire franco-marocain constituait une étape importante dans les relations bilatérales et témoignait de la solidité du partenariat stratégique entre les institutions législatives des deux pays. Ce partenariat est particulièrement crucial dans un contexte international en mutation, où les enjeux de stabilité, de développement et de construction de partenariats durables, capables de suivre le rythme des transformations majeures, s’intensifient. Cette déclaration a été faite lors de son discours d’ouverture du forum, auquel ont participé d’éminentes personnalités, dont la présidente de l’Assemblée nationale française, Yaël Brun-Beverly, et le président du Sénat français, Gérard Larcher, ainsi que des représentants des pouvoirs publics et parlementaires des deux pays. Cette forte présence a conféré à la session une dimension institutionnelle significative et une importance politique particulière.
Dans son allocution d’ouverture, le Président de la Chambre des Conseillers a souligné la portée symbolique de la tenue de cette session à Rabat, y voyant un témoignage de l’amitié et de la coopération profondes qui unissent le Maroc et la France, ainsi que le reflet d’un engagement commun à renforcer le dialogue parlementaire régulier, conformément à la vision éclairée de Sa Majesté le Roi Mohammed VI et de Son Excellence le Président Emmanuel Macron. Il a expliqué que le Forum parlementaire franco-marocain, depuis sa création en 2013, constitue un mécanisme institutionnel régulier de dialogue et de coordination, contribuant à une dimension législative durable dans les relations bilatérales. Il a mis en lumière le rôle croissant de la diplomatie parlementaire pour consolider la confiance et transformer le rapprochement politique en une coopération concrète et multiforme. M. Ould Errachid a inscrit cette réunion dans un contexte international marqué par l’escalade des crises et la multiplication des risques, soulignant que les relations entre pays ne se mesurent plus uniquement à l’aune des intérêts à court terme, mais bien à celle de la profondeur de la vision partagée et de la capacité à construire des partenariats durables, capables de résister aux bouleversements géopolitiques et économiques. Dans ce contexte, il a estimé que l’expérience parlementaire franco-marocaine a démontré la capacité des deux institutions législatives à jouer un rôle central pour accompagner les transformations, structurer le débat public et transformer les expériences nationales en opportunités de coopération et de coordination conjointe. Le Président de la Chambre des Conseillers a souligné que cette session se tient à la suite de la visite d’État du Président français Emmanuel Macron au Royaume du Maroc, à l’invitation de Sa Majesté le Roi Mohammed VI. Il a qualifié cette visite d’historique, compte tenu du dynamisme nouveau qu’elle a insufflé, caractérisé par une intensification des visites réciproques et des rencontres de haut niveau entre les deux gouvernements, les organes législatifs et les autorités locales, ainsi que les acteurs économiques et de la société civile. Il a considéré que ce dynamisme a renforcé la confiance mutuelle et ouvert de nouvelles perspectives pour le développement du partenariat bilatéral aux niveaux politique, économique et institutionnel. Dans une démarche résolument politique, M. Ould Errachid a salué le rôle de la France dans l’adoption, le 31 octobre, de la résolution 2797 du Conseil de sécurité des Nations unies. Cette prise de position témoigne du soutien indéfectible de la France à l’initiative d’autonomie marocaine sous souveraineté marocaine, qu’elle considère comme la seule solution viable et définitive au conflit artificiel du Sahara marocain. Selon les observateurs, cette position reflète une convergence croissante des vues entre Rabat et Paris sur les questions stratégiques et confère à la coopération parlementaire une dimension de soutien aux principaux choix diplomatiques du Royaume. Le discours a mis en lumière les thèmes clés à l’ordre du jour du forum, notamment l’autonomisation des femmes et leur participation accrue à la vie publique, la coopération en matière de sécurité dans la lutte contre le terrorisme et le crime organisé, ainsi que l’exploration de nouvelles pistes de coopération économique, en particulier dans les domaines de la transition énergétique, des énergies renouvelables et de l’hydrogène vert. Dans ce contexte, le Président de la Chambre des Conseillers a souligné que la réforme du Code de la famille constituait une étape fondamentale dans le renforcement des droits des femmes au Maroc, s’inscrivant dans une vision royale alliant rigueur scientifique et impératifs de modernisation. Il a affirmé que la dynamique de réforme en cours s’oriente dans la même direction, témoignant d’une ferme volonté politique de développer le système familial en harmonie avec les principes constitutionnels du Royaume. Sur le plan économique, il a affirmé que les relations franco-marocaines figurent parmi les plus solides de la zone euro-méditerranéenne et africaine, notant que les projets et accords stratégiques signés à la suite de la visite du Président français concernaient des secteurs clés tels que l’industrie de pointe, les transports et l’énergie. S’agissant de la transition énergétique, il a mis en lumière la transformation structurelle menée par le Maroc en faveur des énergies renouvelables, considérant que cette voie ouvre des perspectives prometteuses pour l’approfondissement de la coopération bilatérale, notamment…


