Rabat: Ce Mercredi 25 Mars, le ministre marocain de la Justice, Abdellatif Ouahbi, et son homologue centrafricain, Djoubaï Abazini Arnaud, ont signé un mémorandum d’entente visant à renforcer la coopération bilatérale dans le domaine de l’administration judiciaire. Cette initiative témoigne du dynamisme croissant des relations maroco-africaines. Ce mémorandum vise à établir un cadre institutionnel structuré qui facilitera la coordination des efforts entre les deux pays, notamment en matière de modernisation de l’administration judiciaire, de développement des ressources humaines et d’amélioration de la gouvernance au sein des institutions judiciaires, conformément aux normes internationales. Les domaines de coopération comprennent la formation initiale et continue des magistrats, du personnel administratif et des juristes, ainsi que l’échange d’expertises en matière d’organisation administrative et financière des tribunaux et le développement de modes alternatifs de règlement des différends, principalement la médiation et l’arbitrage, afin de réduire la pression sur les tribunaux et d’accélérer le traitement des affaires. Les deux parties ont également insisté sur l’amélioration de l’accès à la justice, notamment pour les groupes vulnérables tels que les femmes victimes de violence et les enfants, grâce à l’échange d’expériences et à l’adoption d’approches intégrant les dimensions sociales et des droits humains. Dans ce contexte, le ministre de la Justice de la République centrafricaine s’est félicité de ce partenariat, le considérant comme une avancée significative vers l’amélioration de la gouvernance des institutions judiciaires et le développement des compétences des ressources humaines. Il a exprimé l’intérêt de son pays à bénéficier de l’expérience marocaine en matière de modernisation de son système judiciaire.

De son côté, Abdelatif Ouahbi a affirmé que cet accord témoigne de la solidité des relations entre les deux pays, précisant qu’une réunion est prévue en juin prochain pour la signature d’accords complémentaires portant sur la coopération en matière pénale et civile, ainsi que sur la formation judiciaire. Le représentant du gouvernement a souligné l’importance de l’échange d’expertise pour relever les défis communs, en particulier la criminalité organisée, insistant sur la nécessité d’accélérer la numérisation du système judiciaire et la modernisation de l’administration de la justice. Aux termes de ce mémorandum, la coopération s’étend également à l’échange d’expertise en matière de logistique judiciaire, à l’application des Conventions de La Haye de droit international privé, à l’organisation de visites d’étude et de séminaires conjoints, ainsi qu’à l’échange d’informations sur la législation et les études juridiques. Les deux parties ont également convenu de mettre en place un mécanisme de coordination et de suivi, chargé d’élaborer des programmes de travail périodiques et d’organiser des réunions d’experts, afin d’assurer la mise en œuvre des dispositions du partenariat et l’évaluation régulière de ses résultats. Cet accord s’inscrit dans le cadre de la volonté du Maroc de renforcer sa présence judiciaire et juridique au niveau africain, par le biais de partenariats fondés sur le transfert d’expertise et la consolidation des principes de l’État de droit.


