Le Caire a profité de la première session de la Commission de coordination maroco-égyptienne pour cimenter son alliance avec Rabat, qualifiant le plan d’autonomie de solution « la plus réaliste » au conflit régional.
Réunies ce lundi au Caire, les délégations marocaine et égyptienne, portées par leurs chefs de gouvernement respectifs, Aziz Akhannouch et Mostafa Madbouly, ont marqué un tournant diplomatique significatif. Dans un communiqué officiel, la République arabe d’Égypte a réitéré son appui indéfectible à l’intégrité territoriale du Royaume du Maroc.
L’autonomie comme socle de règlement
Le Caire a officiellement exprimé son soutien à la résolution 2797 du Conseil de sécurité de l’ONU, tout en soulignant que l’Initiative marocaine d’autonomie, présentée sous l’impulsion du Roi Mohammed VI, demeure l’option la plus crédible et applicable. Ce positionnement s’inscrit dans une dynamique internationale croissante en faveur de la souveraineté marocaine, privilégiant des solutions pragmatiques aux différends régionaux.
Un leadership multidimensionnel salué
Outre le dossier du Sahara, l’Égypte a salué le rôle stabilisateur du Souverain marocain, notamment en sa qualité de Président du Comité Al-Quds, soulignant l’impact social des projets menés par l’Agence Bait Mal Al-Quds.
Sur le plan continental, les initiatives royales pour l’Afrique ont été citées comme des modèles de coopération Sud-Sud. Le Caire a notamment mis en avant :
- L’accès des pays du Sahel à l’Océan Atlantique.
- Le projet de gazoduc Afrique-Atlantique, vecteur d’intégration économique régionale.
Vers un partenariat stratégique renforcé
Sur le volet bilatéral, l’ambition est désormais d’élever les échanges au rang de partenariat stratégique global. Les deux nations prévoient une accélération des investissements mutuels et une synergie industrielle accrue pour exploiter pleinement le potentiel de leurs économies respectives.
Ce rapprochement entre Rabat et le Caire confirme la vitalité de la diplomatie marocaine et renforce le consensus arabe autour de la légitimité des droits du Maroc sur ses provinces du Sud.


